Ceux qui me connaissent le savent: je suis passionné d’Internet. Je suis très intéressé par les technologies qui tournent autour de la partie la plus visible de l’iceberg, l’écran.
Internet est un réseau qui favorise le partage de l’information, permet l’accés à de nombreux services directement depuis son domicile (je pense notamment à la réservation de billet de train ou la banque à dstance), mais c’est surtout un réseau accessible à tous.
Ainsi les écrans se doivent d’être pensés pour un usage par tous… Ce qui n’est pas facile, ils doivent être:
- Suffisamment clair pour permettre d’identifier en un coup d’oeuil le contenu principal de la page, le menu, la publicité…
- Suffisamment simple pour offrir une navigation aisée, y compris à des personnes ignorant tout des technologies sous-jacentes ou à de personnes souffrant de handicap (voilà une partie de la population qui est trop souvent oubliée),
- Suffisamment dynamique pour fluidifier la navigation (par exemple, permettre le rafraîchissement de zones de l’écran), ou satisfaire les plus technophiles des visiteurs,
- Suffisamment souple pour permettre un affichage correct sur la quasi totalité des navigateurs du marché quelque soit la résolution ou la plateforme d’exécution (windows, macintosh, windows mobile, iphone…).
Je pense que pour remplir un maximum de critères il faut penser l’écran par couches successives:
- Tout d’abord, une page internet, c’est du texte. Ce texte est décrit à l’aide de la syntaxe HTML. Il faut donc utiliser les bonnes balises pour décrire le contenu que l’on souhaite afficher (c’est-à-dire en fonction de leur sens sémantique et non pour le rendu graphique qu’elles offrent). De cette manière, quelqu’un qui utilise un navigateur texte, ou à synthèse vocale, pourra lire la page… et la comprendre sans avoir besoin de couleurs ou d’animation. De plus, le HTML doit être valide (c’est le minimum).
- Il faut utiliser sans modération les styles (css). Cela permet de définir une charte graphique (taille, couleur, positionnement). Ce style ne doit pas être trop chargé, l’usage des feuilles de style permet d’uniformiser l’apparence du site et d’en simplifier la maintenance. Comme c’est un standard, l’affichage de la page est correct sur une grande majorité des navigateurs (toutefois, il faudra parfois l’adapter à certains navigateurs pour garder le site utilisable). De plus, le nom des styles utilisés doit être évocateur (utiliser encars_publicitaire au lieu bloc_bleu_police_12pt_vert_gras), de cette manière, les personnes lisant le html, ont une information supplémentaire pour le comprendre (et si la publicité venait à être écrite en rouge, le style à toujours un nom valide).
- Ajouter du dynamisme à la page à l’aide de javascripts non intrusifs (c’est à dire, non indispensable pour l’utilisation de la page), ou grâce à des composants de type flash ou silverlight (si un de ces composants offrent une fonctionnalité clé, alors une alternative “moins sexy” doit être offerte au personnes ne pouvant pas accèder à se contenu). Par exemple, un tableau HTML peut-être remplacé à la volé par widget histogramme écrit en flex, ou un menu HTML peut être rendu pliable/dépliable grâce à un composant javascript.
- Il peut aussi être envisageable d’offrir des comportements évolués pour un sous-ensemble de navigateur, d’adapter la taille des images en fonction du média d’affichage (imprimante, téléphone, ordinateur…). Ces comportements ne doivent impérativement pas être indispensable pour utiliser la page. Par exemple, un site sur mobile doit fonctionner pour tous les mobiles, cependant, s’il est affiché depuis un iPhone (téléphone à la mode en ce moment), il peut offrir des comportements évolués non disponible sur windows mobile ou androïd.
Avant de commencer à penser la couche de présentation, il est indispensable de se former sur les standards du web: visiter le site du W3C. Vous aurez accès à toutes les recommandations pour l’internet, l’internet mobile…
L’Internet doit rester ouvert à tous!